Guérir du cancer : les rémissions spontanées

Kelly Turner est chercheuse et conférencière, diplômée de l’Université d’Harvard. Elle a axé sa recherche sur les rémissions de cancer, et interviewé dans le monde entier des guérisseurs et des personnes ayant survécu au cancer. En analysant le résultat de ces entretiens, elle a identifié 6 « traitements » non conventionnels et 3 croyances essentielles au sujet de la guérison, partagés par les guérisseurs et les personnes ayant guéri du cancer.

Voici, en 3 articles, le résultat de ses investigations.

Guérir du cancer : une définition de la guérison

Nous avons tous entendu une histoire comme celle-là. Après avoir essayé tous les recours que la médecine occidentale peut offrir, on annonce à une personne à un stade 4 du cancer qu’il n’y a plus rien à faire, et on lui dit de rentrer chez elle pour recevoir des soins à domicile. Cinq ans plus tard, cette même personne arrive dans la salle d’attente du médecin, en pleine forme, avec aucune trace évidente de cancer.

Dans le milieu médical ce genre de cas est appelé « rémission spontanée », ce qui se définit par : « la disparition, complète ou incomplète, d’une maladie ou d’un cancer sans traitement médical ou bien avec un traitement considéré comme inadéquat pour avoir comme résultat la disparition de la maladie ou de la tumeur ». De nombreux chercheurs, y compris moi-même, croient que le mot spontané est inadéquat et devrait être remplacé par inattendu ou improbable. Nous pensons cela car peu de choses dans la vie sont vraiment spontanées – arrivent simplement par accident. Il est plus probable que ces rémissions ont une cause – ou 2 ou 3 – que la science n’a pas encore identifiées.

Rémissions spontanées : le contexte de l’étude

Peu importe le nom que nous leur donnons,
des rémissions inattendues se produisent 

Peu importe le nom que nous leur donnons, des rémissions inattendues se produisent, et plus d’un millier de cas (parmi tous les cas de cancers) ont été publiés dans des revues médicales. Des milliers de plus se sont vraisemblablement produites mais n’ont jamais été publiées, parce que les médecins ne prennent pas le temps de rédiger un rapport et de le soumettre à une revue – ce qui malheureusement est la seule manière de répertorier ce type de cas. Sur la base de ce qui a été publié,  on estime que sur 6 000 à 100 000 cas de cancer, un patient vit une rémission inattendue. Cependant, ce taux est probablement plus élevé en raison du manque de rapports.

Durant les siècles passés, il y eu un flux constant de cas publiés avec des manifestations d’intérêt croissant pour le sujet. Par exemple, dans les années 1960, les deux premiers livres sur les rémissions spontanées ont été publiés, ce qui a conduit à une nette augmentation des cas reportés dans les revues médicales. Après un certain temps, néanmoins, l’intérêt pour le sujet a décru, jusqu’à la fin des années 1980 quand l’Institut des Sciences Noétiques (IONS) a lancé le Projet Rémissions Spontanées, qui a culminé dans la publication d’une bibliographie complète de cas documentés. Depuis lors, à peu près vingt nouveaux cas de rémissions inespérées ont été publiés chaque année, et il subsiste un manque notable de recherches sur les raisons pour que ces guérisons surviennent.

C’est compréhensible, dans un sens. Comment entreprendre des recherches sur quelque chose que vous ne pouvez pas expliquer ? Beaucoup de médecins conventionnels se sentent menacés par ces guérisons « miraculeuses » et ne souhaitent pas en parler – et encore moins faire des recherches à leur sujet – par peur qu’elles donnent de « faux espoirs » à leurs autres patients. En fait, la plupart des survivants de rémissions les plus inespérées que j’ai étudiés sont ravis d’avoir finalement trouvé un professionnel intéressé de savoir comment ils ont guéri. Ils se plaignent souvent du fait que : « Mon médecin ne m’a même pas demandé comment j’ai fait. »

La recherche actuelle sur les guérisons du cancer

C’est peut-être dû au fait que je suis chercheuse et non médecin, j’ai toujours été fascinée par les cas de rémission inespérée. Quand j’ai commencé à les étudier durant mes études doctorales, j’étais déçue de voir combien peu de recherche avait été faite sur le sujet. Le premier problème que j’ai trouvé est qu’il n’y avait pas de base de données où je pourrais facilement trouver et analyser ces cas. Le second problème que j’ai remarqué est que deux groupes d’individus avaient été largement ignorés par le passé : les survivants eux-mêmes, et les guérisseurs qui n’avaient pas recours à la médecine allopathique. Cela semblait étrange que dans un effort pour expliquer les rémissions inespérées, nous ne demandions pas leur avis à ceux qui avaient guéri. Je ne pouvais pas comprendre non plus pourquoi, en essayant d’expliquer une rémission qui par définition n’est pas le résultat d’un traitement allopathique, nous ne cherchions pas des hypothèses auprès des guérisseurs non allopathiques.

La conséquence est que mes recherches ont impliqué la collecte de données auprès de ces deux groupes ignorés auparavant sur les raisons qui font qu’une rémission inespérée se produit. Plus spécifiquement, j’ai passé dix mois à voyager dans le monde à la recherche de 50 guérisseurs du cancer qui n’avaient pas recours à des méthodes allopathiques. Mes recherches m’ont amenée à interroger des guérisseurs aux Etats-Unis, en Chine, New Zélande, Thaïlande, Inde, Angleterre, Irlande, Zambie, Zimbabwe, and Brésil (j’ai eu recours à des traducteurs quand c’était nécessaire). Quand je suis rentrée de cet extraordinaire voyage, j’ai trouvé 20 cas non publiés de guérisons inattendues et conduit des interviews téléphoniques avec les survivants. J’ai volontairement recherché tout d’abord des cas non publiés, afin de voir si les questions de manque d’information et de rapports à ce sujet était vraies – ce qui était le cas. Je suis reconnaissante envers la Société Américaine contre le Cancer pour avoir fourni une part des fonds pour cette étude.

Mes soixante-dix heures d’interviews ont résulté en des milliers de pages de transcriptions, que j’ai analysé à de multiples reprises pour trouver des thèmes récurrents. J’ai identifié plus de soixante-dix « traitements » pour le cancer, dont six « très fréquents ».  Des croyances fondamentales au sujet du cancer ont aussi émergé des entretiens, dont 3 très fréquentes. Je suis heureuse de partager ces résultats ici sous une forme abrégée. Merci de vous rappeler que ce sont seulement des hypothèses, non des faits.

Kelly A. Turner, Ph.D.
ONS Institute of Noetic Sciences
December 2011

Texte traduit de l’américain.

Article à suivre :
3 croyances essentielles pour guérir du cancer
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Références de l’article :

Article original :
http://www.nancyslist.org/spontaneous-remission/

Autres liens :

Institut des Sciences Noétiques :
http://noetic.org/

A propos de l’auteur  ⁄ Brenda

Brenda est thérapeute holistique. Elle anime des conférences et des ateliers, et reçoit en consultation individuelle. Elle est l'auteur, avec Amédée, du livre Les 7 Clés de la Guérison.

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